Bipolarité

Du 29 Main au 20 Gin

Par Ksatra

29 maïn

Des jours sombres se profilent à l’horizon. La FRAPPE semble plus puissante que jamais et l’avenir des Royaumes est entouré d’incertitude. Leurs magouilles s’étendent aux quatre coins du monde et ils attendent dans l’ombre le bon moment pour frapper. Même si nous sommes arrivés à les arrêter quelques fois, telle une hydre, leurs factions redoublent d’effort à chaque coup porté. Pour être bien honnête, je commence à démoraliser et c’est pourquoi j’ai décidé d’écrire un journal de bord. Pour me rappeler de nos bons coups, pour m’encourager et pour continuer à croire que, malgré tout, nous faisons une différence. Car ce n’est pas toujours évident de s’en rappeler. J’écris aussi ce journal en cas où notre compagnie trépasserait. Ainsi, le récit de nos victoires ne serait pas perdu et pourra peut-être inspirer et aider une autre équipe d’aventuriers capable de reprendre le fardeau de cette quête.
Je suis Ksathra Ah-Tarîn, kleptomage de la Compagnie du Chien Hurlant. Le reste du groupe se compose de Tanku Sen, un moine des montagnes du Nord capable de pourfendre une armée entière à lui seule; de Rudolph, artiste magique de grand talent qui nous aide à atteindre notre plein potentiel à chaque affrontement; Drael, notre chef, un rôdeur au passé mystérieux, peu bavard, mais en qui j’ai une confiance absolue; et, finalement, de Allystar Stoneheart, le second, chevalier au grand cœur se dévouant à la cause de tout son âme, allant même jusqu’à braver la mort pour revenir terminer le travail. Enfin, c’était le cas avant qu’il ne tombe une seconde fois au combat.
Je crois que je peux commencer ce journal en relatant les derniers évènements, ceux débutant le 16 maïn pour être précis. Cela fait quelque mois que notre compagnie s’est formée, qu’elle a affronté nombreux défis, qu’elle a croisé le fer avec de nombreux monstres et qu’elle a su braver mille dangers, mais je ne crois pas qu’il est nécessaire pour moi de revenir sur l’origine de cette grande mission. Tout d’abord parce que nos débuts ne furent pas toujours glorieux, mais aussi parce que je profite présentement de quelques jours d’accalmie pour écrire ce journal et que j’ignore combien de temps cela va durer. Ainsi, je préfère débuter ce récit à partir des évènements se déroulant le 16 maïn de cette ère, car je crois que c’est une journée marquant un pivot important dans notre histoire. Peut-être qu’un jour j’aurai l’occasion de relater nos précédentes aventures. Sait-on jamais, j’en garde espoir.
Le 16 maïn marque donc notre arrivé à Thorncrest. L’équipage du Alquior’s revenge dans leur efficacité légendaire, avait redoublé d’ardeur pour nous faire parvenir à destination le plus rapidement possible, car nous devions aller rencontre celle qu’on surnomme l’Artiste Onirique. Oui, Vous avez bien lu, notre compagnie possède un bateau. Je sais, on est badass de même. Bref, étant arrivé avec les étoiles, nous avons attendu le lendemain pour nous rendre chez l’Artiste, pour respecter quelques civilités de base. Une fois chez elle, nous avons pu constater qu’elle était déjà plongée dans ses nombreux livres pour élucider le mystère entourant la disparition des rêves. Grâce à elle nous avons découvert que le phénomène touchait la population entière de notre monde et que rien, jusqu’à maintenant, ne laissait présager l’ombre d’une solution, car cet évènement unique était une première, même pour cette magicienne spécialiste de grand talent. Nous avons aimablement proposé notre aide et notre support, mais je crois que la pression de la situation commence à lui peser sur les épaules, car l’Artiste Onirique nous a renvoyé de chez elle. Nous ne pouvons lui en vouloir, ce n’est pas évident d’avoir les regards de tous les Royaumes posés sur nous, dans l’attente de notre Euréka salvateur. De plus, c’est bien connu que les artistes magiques préfèrent travailler dans la tranquillité de leur antre. Nous avons donc respecté sa décision et sommes partis.
En chemin, un jeune garçon aux cheveux roux nous accoste, nous déclarant que Relou nous réclame. Petite note à considérer : ce n’est probablement pas de sa faute, mais si votre périple vous emmenait à croiser la route de ce garnement (petit, roux, de la classe paysanne, le regard qui louche et je crois même qu’il lui manquait une dent), ne lui faîte pas confiance et réprimander-le sur son choix d’amis. Le gamin nous emmène donc chez Relou, un vieux collectionneur vivant seul sur la plage pour qui nous avions récupéré une partie de la lance d’Izuvore. Deuxième petite note : il lui manque la troisième partie de ladite lance. Vous pouvez donc la chercher et la garder pour vous ou vous faire un méchant paquet de blé en lui ramenant. Mais bon, ça c’est à vous de voir.
Notre arrivée chez Rellou marque le début d’une série d’enchaînement d’action résultant au pivot significatif que doit prendre notre compagnie mentionné plus haut.
En effet, notre rencontre avec Relou s’avérait être un piège. Ce dernier était contraint par un mercenaire de la FRAPPE pour nous capturer. Harbor Clegane nous attendait avec huit de ses hommes. Harbor Clegane est un monstre. Si en lisant ceci, il vous vient à l’esprit de partir à sa recherche pour l’affronter, renoncez-y maintenant. Faîtes-moi confiance, vous n’êtes pas de taille. Relou, après avoir lancé une bombe à gaz, nous avait dit de fuir, nous avait prévenu de sa puissance et de notre petitesse face à ses capacités martiales, mais nous ne l’avons pas écouté. Oui, nous avons fuit, mais seulement pour se rapprocher des portes de la ville en espérant obtenir le soutient des gardes dans un combat que nous savions inégal. Malheureusement, dans sa bravoure et sa témérité, Allystar Stoneheart, chevalier émérite, a succombé au fléau double de Harbor. Oui, en effet, Harbor possède un ostie de fléau double. Pas un, non non, un DOUBLE! Si vous n’étiez pas convaincu jusqu’à maintenant du niveau de danger que vous encourez en affrontant, j’espère que ce détail vient de le faire. Ah oui! Même notre moine malgré son agilité féline et ses réflexes martiaux s’est pris un coup, ce qui n’est pas rien. Aussi, il est important de noter qu’Harbor a la fâcheuse manie de rire continuellement pendant la bataille, ce qui est très agaçant. Donc, à la lumière de ces détails supplémentaires, je me répète : si vous croisez le chemin d’Harbor Clegane, fuyez.
Mais il ne faut pas en vouloir à Allystar. Celui-ci, régit par un code d’honneur strict, se devait d’empêcher cette brute sanguinaire d’entrer à Thorncrest pour éviter les dommages collatéraux qui auraient pu atteindre la population de la ville. C’est donc sans aucune pensée envers sa propre vie qu’il a fait face au danger. Relou nous avait prévenu, nous n’étions que quatre pour affronter Harbor et ses huit hommes (oui, petite parenthèse ici, vous avez probablement compté que nous étions cinq membres dans la compagnie du Chien Hurlant, mais, va savoir pourquoi, une étrange maladie, ou un sortilège mystérieux, touche régulièrement certain d’entre nous, nous rendant inerte et comme absent de ce monde. Cette fois-ci, c’est Draël qui était touché. En vous souhaitant ne jamais subir de genre de malice ou même mieux, d’en trouver la solution) mais nous avons tout de même tenté le tout pour le tout. Le combat a duré quelque secondes, trente gros max, et nous avions déjà perdu un coéquipier. D’un seul regard, le trio restant a convenu d’une seule solution : la fuite. Solution que je vous conseille encore une fois de choisir en premier lieu en présence d’Harbor.
Notre course dans Thorncrest s’est finalement arrêté face à la maison de Nova, un forgeron légendaire et, sans vouloir me vanter, un excellent ami de la compagnie. Sa puissance majestueuse n’a aucune limite, tout comme la générosité dont il a fait preuve en nous forgeant des armes légendaires. Si, par chance, vous lisez ceci alors que je suis à ma retraite, venez me voir, je vous laisserai jeter un œil à mes dagues. Peut-être même de les toucher, on verra.
Bref, encore une fois, la magnanimité de Nova nous a permit d’éviter un second combat désastreux. Mais pas d’éviter un repas désastreux, malheureusement. Mais c’est un moindre mal. Autre petite note : les talents de Nova en cuisine sont inversement proportionnels à son talent de forgeron. Vous êtes prévenus.
Suite à cette décourageante défaite que, la mort dans l’âme, nous sommes allés chercher le corps d’Allystar. Nous lui avons fait un bucher cérémoniel digne de lui, puis nous sommes partis vers l’Isla de la Muerte, une petite île bien sympathique quand on extermine une ombre maléfique y vivant. Nous avons l’intention de passer quelque jour ici, histoire de reprendre des forces et de faire le point sur notre avenir.

20 Gin
Seconde entrée du journal de bord. J’pense que c’est une bonne nouvelle, ça veut dire que je ne suis pas encore mort. Et le « encore » est de mise puisque j’ai fait un voyage vers le plan Éthéré récemment. J’en suis revenu plus fort et doté d’étranges pouvoirs, mais je m’y suis bien habitué. Je me suis également habitué au fait que nous semblons attirer le malheur…
En effet, suite à notre petite période de calme, nous avons décidé de retourner à Vidybyr. Nous désirions chercher le trouble. Sincèrement, la compagnie était plutôt lasse d’attendre de recevoir des ordres et des missions, alors nous nous sommes dit que nous allions partir à la poursuite de la FRAPPE nous-même. Et c’est ce qui est arrivé. Cinq gars nous attendaient. Ils n’avaient pas bien l’air méchant et nous avons réglé cela en quelques secondes. Je crois que la rage des derniers évènements nous permettait de porter les meilleurs coups. Mais malgré cette superbe victoire, une autre mauvaise surprise nous attendait : Harbor Clegain nous avait retrouvés et il était déterminé à nous exterminer. Apprenant de nos anciennes leçons, nous fîmes ni une ni deux et nous avons fuit jusqu’au bateau. Selon moi, malgré les dommages matériels qu’une telle manœuvre aurait causé, la meilleure solution aurait été d’utiliser les canons du bateau contre Harbor, mais ça n’a pas fait l’unanimité. Peut-être la prochaine fois.
Cette fois-ci, nous mîmes le cap sur Longchamp. Tanku Sen désirait atteindre un nouveau stade de son parcours initiatique de moine et, selon ces dires, un homme pouvait l’entraîner à perfectionner ses pouvoirs. Reste à voir si c’est bien le cas…

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LouisPelchat

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